Malgré ses efforts soutenus depuis 25 ans, la BÀL continue d’être le témoin au quotidien de jeunes qui sortent de l’école avec des problèmes importants en lecture et en écriture, problèmes déjà identifiés dès le premier cycle du primaire. Depuis ses débuts, notre organisme tente, par différentes actions, soit par l’intervention, soit la recherche, ou encore la concertation dans le milieu, de briser ce cycle de l’analphabétisme. Ces différentes actions se sont avérées incomplètes et insatisfaisantes. De plus, les moyens entrepris par différents acteurs en prévention de l’analphabétisme demeurent également limités étant donné le nombre toujours important de jeunes qui sortent de l’école avec des difficultés majeures en lecture et en écriture.
La Boîte à lettres constate que les coûts humains et sociaux reliés à l’analphabétisme sont trop élevés pour n’intervenir qu’en aval de ce phénomène social. En effet, les jeunes qui passent par notre organisme proviennent de milieux défavorisés sur le plan économique, social et culturel. Leur vie familiale et scolaire a été trop souvent semée d’embûches, et ils se retrouvent jeunes adultes en détresse psychologique, isolés et exclus de la société.
La société québécoise ne peut accepter qu’une partie importante de ses jeunes ne puissent participer de façon active à la vie de la société. Elle ne peut accepter les conséquences de l’analphabétisme sur les conditions de vie de ses jeunes et sur l’accroissement des coûts sociaux qu’elles engendrent.
Nos 25 ans d’expérience auprès des jeunes de la Boîte à lettres nous ont amené des réponses afin d’agir en amont de cette problématique sociale. La BÀL veut contribuer, à sa façon, à résister à l’échec scolaire en prévenant l’analphabétisme, la lecture et l’écriture étant au cœur des apprentissages faits à l’école. De plus, elle souhaite établir un dialogue avec les différents acteurs du milieu de l’éducation afin de parvenir avec eux, en combinant les expériences respectives de chacun, à diminuer le taux d’analphabétisme et à accompagner les jeunes afin de les aider à s’épanouir, à s’émanciper et à participer à une société plus juste et équitable.